Voilà j'ai enfin commencé à travailler, j'ose presque dire pour le première fois depuis 2 ans. Enfin n'exagérons pas trop non plus. J'ai donc passé ma première journée dans les formalités, et nous avons notamment déterminé exactement quel sera mon projet : terminer la mise en place d'un système de surveillance du parc naturel qui se trouve derrière la maison où je loge. Certains me dirons qu'ils s'en fout, et c'est sûr, mais cela veut surtout dire que je travaille chez moi, puisque c'est plus simple d'être sur place. Je crois que quelque part au fond de moi, c'est ce dont je rêve depuis plusieurs années.
C'est tout ce qu'il y a à dire sur ma première journée, on pourra juste ajouter que le soir venu nous sommes allés manger un burger king entre colocs, que l'on a "dégusté" dans la salle du McDo qui se trouve en face (anecdotique). Cela a aussi été l'occasion de faire un peu plus connaissance avec d'autres stagiaires qui vivent dans une autre maison. Il y a un Français, une Française, 1 Chinois et 1 Indien. C'est surtout le dernier qui vaut le coup, quand il parle de "to shake", activité qu'il pratique surtout dans la salle de bain. Moi qui avait toujours vu des Indiens plutôt réservé, pour ne pas dire fermés, celui-ci m'a pour le moins surpris.
Sinon le dernier fait marquant concerne la journée d'aujourd'hui, où j'ai quitté quelques heures mon travail à la maison pour escorter trois personnes sur un lieu de relevés. Et quand je dis escorter, le mot est mal choisi, non pas qu'il n'y avait pas de danger, mais car de toute façon personne ne pouvait vraiment les protéger en cas de menace, à moins d'être champion de tir. Car les relevés consistaient à sonder le fond d'un canal à l'aide d'un fil a plomb gradué très artisanal et d'un canoë. Et bien évidemment le canal en question est le repère d'un aligator de 11 pieds (environ 3m10). Devant rester sur la berge, cela m'a plutôt amusé de les regarder flipper au millieu de l'eau. Car effectivement le canal était habités par les aligators, mais le seul que l'on ait eu à surveiller ne devait pas dépasser le mètre ou le 1m50 (ce qui est suffisant pour y laisser un morceau de main ou attirer la rage d'un parent). Ceci dit il semble qu'il y en avait un autre, d'une taille indéterminée qui tournait sous l'eau près du premier. De quoi faire une après-midi pleine d'émotions pour nos 2 pagayeurs.
Voilà je crois vous avoir déjà bien pourris avec mes articles de 30 lignes (le BDI appréciera), je vais m'arréter. J'espère bientôt pouvoir vous annoncer le passage à la technologie numérique (pour un journal électronique c'est un comble) avec l'acquisition d'un appareil photo numérique, et donc des photos de tout ce que je vous raconte (notamment des aligators).
