Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 01:44

Cinéma, encore... Cette fois pas question d'une longue liste des films que j'ai vu. Je veux simplement vous raconter que je suis allé au cinéma ce dimanche, pour voir deux films. Pour la première fois depuis mon arrivée, j'ai pu aller à Fort Myers, la grande ville la plus proche de LaBelle, où je suis arrivé le 1° juin, et dont je n'ai absolument rien vu si ce n'est l'aéroport. Cette fois on fait encore dans le typique puisque je n'ai vu qu'un centre commercial.

Le programme initial était d'y aller avec Ian. La seule condition était qu'il soit sage la veille, et en particulier ne réponde pas une seule fois de mauvaise manière à sa mère. Autant dire tout de suite que ce n'était pas vraiment une surprise pour moi de ne pas le voir dans la voiture dimanche matin, puisque la condition était aussi difficile à remplir que de battre le record du monde de saut à la perche pour un pygmée cul-de-jatte en caisse à savon. Heureusement je n'y allais pas seul, puisque que Daniel, un autre stagiaire, est venu aussi. Le programme était que nous allions au ciné pendant que la mère d'Ian faisait du shopping avec une de ses copines. Comme on avait du temps, on pouvait voir deux films. Je voulais voir Clerks 2, et Daniel Miami Vice.

Le premier film est, comme certain le savent peut-être, le nouveau film avec Jay et Silent Bob, mes idoles du film pourri (avec Will Ferrell, cité précédemment dans ce journal). Ce fut donc comme prévu hilarant, grivois au possible, loufoque et  même gore. Ce film a répondu à toutes ma attentes, et est même allé un peu plus loin. Je ne m'étends pas trop sur ce film, car je sais que ça n'intéresse pas grand monde, et ceux que ça intéresse ne veulent pas que je le leur raconte.

Le deuxième est bien évidemment l'adaptation de la fameuse série des années 80 (ou 90, je sais plus, de toute façon j'étais un peu petit pour regarder ça). Et là, remerciez-moi si vous aviez prévu d'aller le voir. Parce que vous pouvez tout de suite économiser votre argent pour aller voir Talladega Nights : La Ballade De Ricky Bobby, le prochain film de Will Ferrell qui sort le 25 octobre en France. Et oui ! à la surprise générale ce film est une grosse merde. Je suis affreusement sarcastique, car bien évidemment ce film ne s'annonçait pas bien dès le début. C'est pas vraiment le genre de truc qui m'aurait tenté à la base, et dès le début quand le film commence et qu'on a le droit à un Collin Farrell les cheveux longs et plaqués en arrière, avec une moustache degueulasse, j'ai commencé à me crisper. Après, en plus du fait que les acteurs ont un accent de merde, l'action est un peu tordue, les héros ont une facilité décondertante à manipuler les méchants, et quand ceux-ci s'en aperçoivent, les héros ont la même facilité à les descendre tous sans la moindre perte. C'est la seule véritable surprise du film, tant j'étais persuadé qu'ils tueraient bien un ou deux troufions de l'équipe. C'est sûr qu'ils ne peuvent pas se permettre de perdre des hommes, car avec le budget qu'ils doivent solliciter pour leur enquête (d'autant que les deux flics de Miami vont enquêter au Vénézuéla, à Cuba, sans préoccupation des risques diplomatiques), il vont mettre le gouvernement en banqueroute à la moindre erreur. Je passe sur l'histoire d'amour entre le héros et la méchante, téléphonée, et sur le rapt de la femme du deuxième héros, faxé. Enfin, bref, c'est agaçant. J'ai même failli m'endormir au milieu.

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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 01:32

Nom et prénoms : Chensong (Paul est son nom "européen", mais personne ne l'appelle comme ça)

Origine : Chine

Date d'arrivée : 23 mai

Date de départ : 7 août

Description : Chensong est chinois, il étudiait à Chicago avant de venir ici, et à Hong Kong avant d'aller aux Etats Unis. Il est sympa, mais comme beaucoup de chinois, il reste assez isolé souvent. Par exemple, à chaque fois que l'on a organisé des dîners dans la maison où il loge avec d'autres, on ne l'a vu quasiment que pour le repas. Mais cependant, il a regardé avec nous un certain nombre de matchs lors de la coupe du monde, et il était avec nous au cours du voyage à Cap Canaveral et Daytona Beach. Sinon il n'y a pas grand chose à dire sur lui, sinon qu'il s'entraine tous les jours au badminton, tout seul, et qu'il a réussi à se tordre la cheville assez méchamment ce samedi.

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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 15:26

Suite aux critiques virulentes de plusieurs lecteurs, la rédaction a décidé de mener une enquête auprès des habitués de jay.dee.over-blog.com. Ce sondage mené conjoitement par l'INSEE et Davenport a mené aux résultats suivants :

Sujet abordé préféré : l'esclave (78%)

Sujet abordé le moins aimé : les films (47%)

Contenu attendu : des filles (80%)

Contenu à éviter : la composition chimique des pépins d'orange dans le comté de Hendry (100%)

 

Face à ces résultats, la rédaction tient à préciser qu'elle les a pris en compte, et va donc tenter d'augmenter le nombre d'articles concernant ledit esclave. Cependant, il faut également souligner qu'il s'agit là d'un journal indépendant dont le contenu dépend des évènements qui peuvent être rapportés et de l'envie de la rédaction. C'est pourquoi il n'a pas encore été et il ne sera peut être jamais question de filles (Dieu nous en garde, s'Il le veut bien). De plus, les articles intelligents ou sérieux font du bien à certains d'entre vous. Enfin les tribulations de l'esclave dépendent de son niveau de débilité du moment.

 

          A ce propos, vous êtes plutôt chanceux ce coup-ci, puisque le fameux esclave attardé a fait un coup d'éclat samedi dernier, qu'il me faut absolument vous narrer. Tout commence vendredi, lorsque la masse de lipides rapporte une bouteille de liqueur de malt à la maison, où il "travaille" avec moi. Ayant déjà eu l'occasion de voir l'effet pitoyable que peut avoir un demi verre d'alcool sur lui, j'ai catégoriquement refusé qu'il en boive ici, même après les heures officielles de travail. Mais ne pouvant la rapporter chez lui, il lui fallait trouver un moyen de la récupérer plus tard. Il est donc revenu le lendemain en fin de matinée la récupérer. Il avait passé la nuit à une fête où il fut bien entendu passablement bourré. Il voulu quand même récupérer sa bouteille, et moi étant pressé de la voir disparaître avec lui, je l'ai laissé la prendre. J'ai probablement fait une erreur ici, et aurait du l'en empêcher, pour son bien. Mais, pour le bien de ce récit par contre, il est heureux que je la lui aie laissée. Car le bougre était en fait encore assez éméché au matin, et la liqueur de malt n'a fait qu'empirer les choses. Après m'avoir bien emmerdé, il est finalement parti avec sa bouteille.

          Quelques heures plus tard, à l'heure où je commençais à songer à me faire à manger, je reçois un coup de fil de l'OGM dégénéré, où je ne comprend rien, sinon qu'il arrive dans quelques minutes. En même temps, sa mère passe à la maison accompagnée du shériff pour me demander si je l'ai vu, et s'il était bourré. Elle me dit de l'attendre, de le garder à la maison et d'appeler mon patron pour m'aider. J'appelle donc le patron, qui arrive 5 minutes plus tard. Nous partons à la rencontre du mineur acoolique que nous trouvons marchant en zigzags, le t-shirt dégueulasse de terre et complètement fini. Nous le faisons monter dans la voiture, passons au magasin de sa mère où seul le patron va parler à ladite mère, puis partons chez Popeye's manger du poulet avant de la ramener au bout d'environ une heure et demi à sa mère. Ce passage ne présente pas vraiment  d'intérêt, se ce n'est que j'y ai appris ce qu'il a fait entre le moment où il a quitté la maison et celui où nous l'avons retrouvé. La bouteille de liqueur de malt étant finie et ne le menant pas à satiété, il trouva un SDF pour lui acheter à boire. Quand il fut totalement KO, il alla dans la maison que sa mère fait construire pour dormir sur quelques cartons. Malheureusement, le peintre est arrivé et l'a menacé de prévenir sa mère. Bien sûr cet idiot s'est enfui immédiatement. Un peu plus tard, un flic le trouva (probablement prévenu par la mère) et lui demanda de s'arréter. Mais dans son état, et avec son amour de la police, ce crétin s'enfuit encore, en se moquant du flic qui, par je ne sais quelle tanchitude, n'a pas réussi à l'attraper. Ce fut là la grosse erreur du boulet plein de cholestérol éthylique, puisque c'est finalement le seul délit qu'il a commis pendant toute cette matiné. Un mineur qui boit n'est un délit que pour celui qui lui fournit à boire.

          Nous le rendions donc finalement à sa mère, en lui laissant quelques conseils pour réussir à ménager la réaction de sa mère. Mais il semble que le débile n'a pas suivi ces conseils très longtemps, car sa mère a fini par trouver qu'il faisait un peu trop le malin et a appelé le shériff. Celui-ci l'a donc mis embarqué pendant environ 3 ou 4 heures pour le mettre en cellule de dégrisement puis en cellule tout court. Mais c'est un endroit où il semble habitué à aller. Après ce passage par la case prison, il tombe sur une case "Tirez une carte chance" qui dit : "votre voisin est aussi débile que vous et est bourré. Il vous dénonce à la police pour avoir défoncé une boite aux lettres pendant votre cuite. Allez en prison, ne passez pas par la case Départ, ne touchez pas 20,000 F". Du coup, la police revient et rebelotte, en cellule pour quelques heures. Du coup pour se venger, au moment où la police l'arrétait, il a dénoncé son voisin, jusqu'alors son meilleur ami, pour la possession d'images pornographiques à caractère pédophile. Et apparemment, ces accusations sont vraies. Du coup pour se venger (escalade de la violence. Les enfants il ne faut pas suivre cet exemple) le voisin a kidnappé le chien du jelly retardé et de sa mère tarée, et l'aurait probablement tué puisque l'animal reste encore aujourd'hui introuvable, malgré les témoignages accusant le voisin pour le rapt.

          Au bilan, le gamin a passé plus de 6 heures en geôle, il a deux nouvelles accusations devant le tribunal, il a perdu son chien, mais son voisin va lui aussi être accusé de pédophilie, et de kidnapping et meurtre du chien. Voilà de quoi bien remplir un week end, et cet article.

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Samedi 22 juillet 2006 6 22 /07 /Juil /2006 07:12

Je réalise que j'ai dépassé la moitié de mon séjour ici, et je commence à avoir regardé pas mal de films. C'en est même devenu une sorte de rituel avant le coucher, je regarde un divx. Je me suis donc dit que, étant tous férus de mes avis cinématographiques, vous apprécieriez que je vous fasse profiter de mon sens exacerbé de l'esthétisme en vous donnant mes critiques de ces films, et ce avant que je n'oublie la moitié d'entre eux. De plus, vous pourrez remarquer l'immense qualité de la sélection que voici, par ordre alphabétique.

Amour Interdit (The Sleeping Dictionnary) : Tout d'abord, il faut dire que le titre est des plus niais. Certes il s'agit d'une histoire d'amour, mais je pense que "Amour Interdit" pourrait être le titre d'un quart des films d'Hollywood et des 2/3 de ceux de Bollywood. "The Sleeping Dictionnary"  est plus parlant, il s'agit de l'histoire d'un jeune colon anglais, qui, arrivé à Bornéo, se voit attribué une "fille dictionnaire" chargée de lui enseigner la langue locale sur l'oreiller (d'où le titre anglais). Bien sûr, l'amour entre un colon et une "sauvage" est interdit (d'où le titre français). Je dirais que ce film a le mérite d'éviter d'être vraiment niais, même s'il reste assez prévisible, et finalement pas très recherché. J'avoue l'avoir regardé seulement pour la fameuse "fille dictionnaire", qui n'est autre que Jessica Alba, certes très belle, et plus que jamais ici, mais qui ne joue pas vraiment bien ici et est parfois un peu ridicule.

Attack Of The Killer Tomatoes! : Et là j'en entends d'ici tout un tas se dire : "J'en étais sûr ! Il ne peux pas nous parler de films sans nous bassiner encore avec ses tomates tueuses !". Et oui ! ça n'a pas raté. Mais attention ! Pas de confusion. Il s'agit là du premier volet de la série des tomates tueuses, qui en comporte tout de même 4. Cela faisait quelques temps que je voulais absolument voir celui-ci. Autant vous dire que ce n'est pas un grand film. Il est assez différent du Retour, plus vieux, pas plus sérieux, mais usant plus du comique de répétition, tout en donnant toujours dans l'absurde. C'est plutôt une parodie de film catastrophe. Au final, j'ai bien rit, mais je n'en garde pas non plus un souvenir aussi incroyable que l'autre.

Bad Taste : Le style est tout de suite très différent. Je l'ai téléchargé après avoir lu le résumé suivant "Vomit eating aliens invade Earth seeking to turn humans into intergalactic fast food." sur mon site-bible du cinéma, Badmovies.org. L'histoire est simple, quatre gars vont s'occuper d'extra-terrestres mangeurs d'hommes qui ont décimé un village. Comme Brain Dead, c'est un film de Peter Jackson, qui ne se prend pas au sérieux, poussant le gore dans ses retranchements les plus extrêmes où il vous fait rire d'une haleine gastrique. En d'autre mots, on est répugné à en vomir, et pourtant on se marre. Encore plus barré que l'autre cité, Bad Taste souffre cependant d'un peu de longueurs. A même des airs de premier film (après vérification c'est le premier dont il s'est entièrement occupé, et son deuxième film en tant que réalisateur)

Basic Instinct : Voyant partout la sortie en dvd de l'épisode 2, je me suis dit que pour une fois il fallait que je comble mon ignorance en matière de classiques. Je ne sais si c'est le côté provocateur qui a fait parler de lui, ou s'il a vraiment été apprécié de tous, mais je reste partagé  sur ce film. Tout d'abord, je n'aime vraiment pas Michael Douglas et son air toujours figé. Par contre, Sharon Stone joue bien les séductrices manipulatrices.A part cela, l'intrigue est certes bien ficelée, mais parfois un peu tordue, et on finit par s'y perdre. Mais je conçois que ce sois le principe même du film. Par contre l'action est parfois un peu bancale, on n'y crois pas tellement parfois, et la filature où le flic reste à 2m derrière la fille, et double 45 voitures sur une petite route de montagne en risquant 6 accidents sans être grillé, ça a le don de m'agasser. Il y a aussi les scènes de cul, qui, même si elles font clairement partie intégrante de l'ambiance donnée au film, finissent par lasser et paraître déplacées. On économiserait du temps sur les 2h de film en en ayant moins.

Basic Instinct 2 : Compte tenu de sa sortie très récente et de l'importante pub faite autours, il m'était difficile de ne pas penser à télécharger le 2 en même temps que le 1. Il fallait bien satisfaire cette curiosité, mais je me suis quand même fais un peu chier par moments, même si je dois avouer que le film se trouve au niveau de qualité le plus haut par rapport à ce à quoi je m'attendais, c'est à dire que c'est un film pas mal, sans plus. Comme beaucoup de suites, celle-ci rappelle le premier film au début et finalement crée la "surprise" sur toute la fin. Mais là encore, on cherche trop à vous embrouiller. Et de manière encore plus flagrante que dans le premier, un certain nombre de retournements deviennent prévisibles au fur et à mesure que l'on avance dans le film. Enfin, la note finale revient à Sharon Stone : je passe sur la doubleuse canadienne, particulièrement énervante, et dirait juste que la chirurgie esthétique fait des merveilles à cet âge,  mais seulement de loin, car elle y a gagné un air plus figé qui du coup lui a fait perdre beaucoup du grand charme qu'elle pouvait avoir dans le premier.

Destination Finale 3 : Petit souvenir de prépa, où j'avais découvert cette série de films avec Destination Finale 2. La formule reste toujours la même, des gens échappent à la mort, et se font poursuivre par elle et meurent de façon toujours plus sophistiquée. La mécanique est huilée et rodée et fonctionne parfaitement. La teneur de la catastrophe initiale est moins grandiose que précédemment, mais ils tentent de se rattraper en augmentant l'hémoglobine et la chaire hachée. Encore une fois, la fin est surprenante. Un divertissement comme je les aime.

Johnny English : Imaginez Mr Bean en agent secret anglais, et vous avez ce film. C'est assez drôle. Le scénario reprend la formule habituelle des James Bond , avec le méchant excentrique et la gentille sexy. Seul le héros change puisqu'il est gaffeur, et pas vraiment le meilleur des agents de sa Majesté. Heureusement Rowan Atkinson évite de tomber dans la réplique de Mr Bean, bien qu'il use toujours de son physique et de ses comportements comiques pour nous faire rire. Mais cependant, la mention spéciale revient à John Malkovitch, qui imite à merveille l'accent français dans son rôle du méchant. Une grande prouesse anglophonique (ça ne veut rien dire mais bon...)

La 25° Heure : Attention on retombe dans le sérieux. Et dire que certains pensaient que je ne leur parlerais que de films pourris... Ce film reprend le thème relativement classique du malfrat qui se retrouve condamné à la prison, mais s'arrête là où les autres commencent quasiment, c'est-à-dire au jour de son incarcération. Et je dois dire que j'ai apprécié cette idée, d'autant qu'ici on n'a pas affaire à une personnage très particulier, juste un dealer qui a voulu gagner un peu trop d'argent et n'a pas su s'arrêter au bon moment. Pour moi, ce film a été bon sur toute la ligne : Edward Norton joue très bien, pas de surproduction, une pointe d'originalité avec pourtant une histoire qui pourrait être vraie, et l'image est belle et soignée.

La Guerre Des Mondes : Je me suis laissé tenter par cette grosse production américaine. Je dois avouer que si c'est loin d'être un film c atastrophe hollywoodien classique, j'ai gardé un certain de goût de déception à la fin. Tout d'abord, Tom Cruise a tendance à être agançant, son jeu n'est pas vraiment convaincant. Ensuite la fin est décevante, et son explication tombe comme un cheveu sur la soupe. Et puis il finit pas trainer en longueur avec ses presque 2 heures. C'est dommage parce que, bien que bourré de grosses scènes d'effets spéciaux, il est assez beau visuellement, et presque original (si l'on oublie le fait qu'il y avait déjà un film de La Guerre Des Mondes dans les années 50). Il faut aussi je pense le regarder en ayant bien à l'esprit les évennements du 11 septembre, parce que le parallèle est tout sauf évident, mais quand on y repense les similitudes sont  nombreuses. Il faudrait juste qu'elles soient un minimum explicite au moins une fois pour qu'on y pense.

Master And Commander : De l'Autre Côté Du Monde : l'histoire de l'équipage d'un bâteau de guerre anglais traversant les océans pendant les guerres napoléoniennes à la poursuite d'une frégate française. Peut-être que mes loisirs marins me font aimer ce film plus facilement, mais en tout cas j'ai beacoup aimé son côté réaliste, où les gentils ne sont pas plus intelligents que les méchants, et retaçant bien la vie de ces marins. A la fois émouvant, prenant et beau, sans être le chef d'oeuvre de la décennie il n'y a rien à redire.

Nothing : Après plusieurs films américains, un anglais, et un néo-zélandais, en voici un canadien. Assez bizarre, assez drôle, c'est une expérience. L'histoire de 2 gars paumés, qui finisssent par faire diparaître le reste du monde juste par leur pensée. Ne restent plus q u'eux, leur maison, et une immensité blanche. Vraiment étrange, c'est plutôt original. Le seul vrai défaut est d'être un peu long, et encore.

Ready To Rumble : Beaucoup plus proche de ma définition, certes assez large, du film pourri, c'est-à-dire drôle, un peu grotesque, indigne d'une quelconque récompense artistique, mais surtout drôle. Celui-ci est l'histoire d'une star déchue du catch que ses deux plus grands fans veulent remettre au sommet. C'est donc drôle, un peu grotesque, pas trop long, et pas caricatural.

Superstar : Voilà un vrai film pourri. Je suis tombé dessus par hasard à la télé. L'histoire d'une fille moche, dont le rêve est de devenir actrice à Hollywood pour pouvoir être embrassée comme dans les films. Au programme situations ridicules, filles hystériques et course à la séduction. Plutôt drôle, ça n'est pas le film pourri de l'année, mais un très bon moment.

The Grudge : Nous voici maintenant dans les films d'épouvante japonais. Très similaire au Cercle, il met en scène une jeune américaine, jouée par Sarah Michelle Gellar, qui se retrouve au milieu d'une sombre histoire d'esprit torturé hantant une maison et tuant tous ceux qu'elle y croise. Bien que beacoup des instants effrayants soient prévisibles un ou deux minutes avant, j'ai du regardé ce film avec de la lumière. Au final, c'est la même formule que Le Cercle, et ça fonctionne pas mal.

The Producers : Attention ! profusion des styles. Nous voici maintenant avec une comédie musicale. Remake music hall d'un film de 1968, c'est l'histoire d'un producteur verreux qui se finance en jouant les gigolos et de son agent comptable, qui décident de monter la comédie musicale la plus mauvaise que Broadway ait connu afin de gagner de l'argent sur son échec. Si vous vous sentez de regarder des gens chanter et danser dans la plus pure tradition de la comédie musicale des années 50 avec seulement en plus un côté très gaulois, et que vous voulez voir Will Ferrell jouer les anciens nazis dresseur de pigeon, alors vous pouvez y aller, comme moi vous devriez aimer.

Winter Passing : Pour finir, encore un film sérieux. Décidément, les habitudes se perdent. Mais pour le coup ce le vaut (le coup). Il s'agit cette fois d'une jeune fille qui a coupé les ponts avec sa famille et décide de revenir peu après la mort de sa mère pour trouver les lettres d'amour de ses parents, tous deux écrivains connus, et gagner de l'argent en les vendant à une maison d'édition. Elle découvre son père vieilli par l'alcoolisme, vivant dans son garage, et aidé par une de ses anciennes étudiantes et un ancien guitariste de rock chrétien plutôt paumé. C'est une belle histoire de famille, avec des acteurs convaincants, y compris Will Ferrell (encore lui) dans le seul rôle sérieux que je lui connait pour l'instant. Comme un certain nombre de films dans ce genre, l'action est lente, d'autant que cela se passe pendant l'hiver dans la campagne du nord-est américain. Pas d'effets spéciaux, de baston, de blagues ou de grande romance. Juste une histoire. Et pourtant j'ai beaucoup aimé.

Par JD - Publié dans : jay.dee
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /Juil /2006 04:40

          Une semaine après l'épisode de l'Eglise méthodiste, j'ai passé une partie du week-end avec Ian (mon jeune esclave) et sa mère. Cette dernière étant coiffeuse, elle avait un meeting à Tampa ce dimanche et elle a proposé de nous emmener Ian et moi à Tampa, dormir là-bas et que nous allions à Busch Gardens, un parc d'attraction, pendant qu'elle était à son meeting. J'ai pris quelques photos au cours de ce week end, mais les premières au parc sont dans mon appareil mécanique, et les autres sur la route du retour dans celui (numérique) de la mère. Vous les aurez plus tard.

          Nous sommes donc partis samedi en fin d'après-midi pour Tampa. Très vite, le ton du voyage fut donné : j'allais avoir droit toutes les 10 minutes à la mère engueulant son fils. Il faut dire que les 3/4 du temps il le cherche, et qu'elle ne semble pas vraiment lui avoir apporté une bonne éducation, et réagit un peu n'importe comment. A vrai dire, lui est totalement immature, même pour ses 16 ans, et elle ressemble parfois à une gamine capricieuse. Mais bon, une femme qui a eu 7 maris (d'après ce que m'a dit Ian) et qui me parle de se remarier après que Ian aura finit son lycée est déjà un peu louche. Ajoutez à cela que la mère passe la première demi-heure de route à passer des coups de fils plus ou moins en lien avec le voyage à Tampa (hôtel, carte de crédit, associée, copine...) et du coup conduit n'importe comment (déjà que sans téléphoner...). Bref. Nous nous arrétons en chemin dans un centre commercial, tout en plein air, où je jette un coup d'oeil aux t-shirts. Puis, un petit arrêt chez Applebee's, un restaurant assez sympa, où j'ai pu manger du poulet mariné au citron et à je ne sais plus quoi d'autre. Au cours d'un de nos arrêts, Ian a acheté de la pâte à modeler Play-Do, avouant qu'il aime jouer avec. Parfois je me dis qu'il est vraiment attardé. Et il a commencé à vouloir me saouler avec une bite en pâte à modeler. Quel débile ! (c'est exactement la réflexion que je me fais chaque fois qu'il fait des choses stupides).

          Bref après ce voyage très enrichissant, nous sommes arrivés enfin à Tampa, aux alentours de 11h. A l'hôtel, ils oublient (ou nous oublions de demander, je ne sais pas) de nous donner un lit sur roulettes. Du coup nous avons seulement deux "king size beds". Peu importe, j'accepte de partager un lit avec Ian. Il y avait un bar dans l'hôtel, qui ouvrait jusqu'à 2h. J'avais donc décidé d'y aller pour prendre un verre. Ian n'ayant que 16 ans, et l'âge légal pour boire étant 21 ans, il ne peux pas m'accompagner, et c'est tant mieux. Je pouvais enfin avoir du temps pénard, un peu seul. Et puis après tout, je me disais que je pourrai éventuellement rencontrer des américains (américaines !) sympas. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça valait le coup d'oeil. Pas le bar en lui-même, très commun, quoique pas cher (2$ la bière avant minuit, 2,5$ après). C'était la population de la soirée qui était incroyable. Composée, en ce qui concerne les filles, de 85% d'obèses, de 7,5% de grosses, et de 7,5% de filles aux dimensions normales, j'ai eu l'occasion de prendre la mesure de la déchéance américaine. Bien sûr ces proportions ne reflètent pas du tout celles de la population nationale, mais elles balancent ce que j'avais pu voir jusqu'à présent, puisque c'était plutôt du 49% de normales, 49% de grosses, et 2% d'obèses. Du coup, mes projets pour la soirée ce sont réduits à une dimension plus réaliste : prendre un verre et passer un peu de temps loin des deux tarés. Deux bières, trois mots échangés avec deux filles obèses venues me demander si je m'amusais (évidemment je m'amusais...), et je retourne à la chambre.

          J'ai alors passé une nuit difficile, puisque l'ado de 16 ans est physiquement à mi-chemin de rejoindre les beautés du soir, et que le lit king size, censé être deux places, est plus adapté à heberger deux personnes représentant une moyenne de 1m70 et 70 kg, avec un écart relatif inférieur à 20% plutôt que des américains qui, s'ils ne sont pas obèses, sont quand même assez souvent plutôt grands (même les filles), et assez larges (sans être nécessairement gros). Bref (bis). Ajoutez à celà que l'ado attardé s'étale et dort sur ma couverture et que l'air conditionné est glacial, et me voilà qui passe ma pire nuit depuis que je suis arrivé en Floride.

          Le lendemain je me fais réveiller (si tant est que je dormais) par l'autre débile qui se lève pour aller au petit déjeuner. Le mot "petit" est assez drôle utilisé ici, puisque l'obèse potentiel a du s'empiffrer quand on voit la quantité de muffins, bègles et yaourts qu'il a rapporté. Il s'est bien entendu bouffé les 5 yaourts.nous laissant les muffins et bègles légèrement éclaboussés d'un peu d'un mixture au fromage. Ayant tenté de me rendormir pendant son escapade au buffet, ils m'ont reréveillé lorsqu'ils ont commencé à s'engueuler à propos de je ne sais quoi, plus ou moins lié au petit déjeuné. Finalement nous allons au petit déjeuner nous aussi, où le cochonnet s'enfile encore un peu de mixture indéterminée (peut-être bien du poridge aurais-je tendance à dire) avec quelques saucisses, alors que sa mère a opté pour le bacon, l'omelette et une mixture au fromage. Et après l'ingurgiteur trouve que je mange toujours très "nutritif" lorsque je prend un bol de corn flakes, deux tartines et quelques fruits pour mon petit déjeuner (la traduction de "nutricious" n'est pas adapté ici, il voulait dire que je fais attention à ce que je mange, mais désolé j'avais la flemme de faire un effort de traduction).

          Enfin, après cet épisode, il enfin temps d'aller au parc. Nous attendons une heure la navette qui doit nous y ammener en lisant le journal et en parlant de la guerre au Liban. Puis finalement, nous y voilà. Je passe sur le prix des tickets (59$ chacun) et nous entrons dans ce park, dont le thème est l'Afrique. Le principe est de mélanger à la fois manèges et parc zoologique. Après un peu de temps perdu à convaincre le jeune déliquant, nous allons au Gwazi, grande montagne russe assez classique, sur son treilli en bois, assez bien pour une mise en jambes. Mais le redneck de 16 ans ne semble pas avoir apprécié. Puis nous allons à l'Hospitilaty House, où se trouve un restaurant et la Budweiser School, et où l'on peut déguster des bières gratuites et visiter une brasserie. Oublions la brasserie, qui nécessite de s'inscrire et de se présenter à l'heure précise. Je me contentai de la bière gratuite, et mon drogué alcoolique mineur reste encore sur le carreau les contrôles restant assez stricts. Dans la file d'attente nous commençons à discuter avec un américains d'une trentaine d'année, avec un superbe mullet (cheveux courts sur le dessus et longs dans la nuque), et très heureux de savoir me parler un peu français. Après avoir obtenu une bière, le trentenaire nous propose de nous emmener dans les meilleures attractions du parc qu'il connait par coeur puisqu'il a le passe saisonnier et y vient tous les jours ces derniers temps. Nous acceptons et commençons la visite avec lui. On commence par aller voir quelques animaux : dragons de Komodo, aigles, flamands roses, etc... En même temps, nous parlons de diverses choses, notamment de son envie d'aller faire la tournée des bars en Europe. Pour une fois je discutais avec un Américain certes un peu spécial, mais pas débile comme l'autre, et on pouvait se moquer un peu de l'attardé sus-nommé. Nous allons finalement faire une autre attraction, le Sheikra, dont la particularité, outre d'être assez court, est d'avoir deux descentes verticales assez impressionantes. Je dois avouer avoir un peu flipper sur la première, mais la deuxième du coup était bien marrante. Par contre le quasi-obèse lui reste tendu comme un gamin chiasseux à qui on administre son suppo. Décidément il n'aime pas du tout les montagnes russes, et ça me fait bien marrer. Je comprends alors pourquoi il me faisait chier pour prendre le train qui se balade à 2 à l'heure autour du parc. Ensuite, on peut résumer la fin de la visite du parc à deux autres bières gratos, un déjeuner chez KFC, juste à l'extérieur du parc, et un tour dans le Montu, d'autres montagnes russes, qui cette fois passe leur temps à nous mettre la tête en bas, et sur laquelle le teenager de campagne flippe encore. Encore plus marrant que les deux précédentes.

          Finalement nous repartons vers 4h30, direction LaBelle. Nous passons par la baie de Tampa, magnifique, puis les routes de campagne, très belles aussi. Après un arrêt chez un cousin un peu bizarre de la mère du dégénérescent et un trajet où les engueulades des deux semblent encore plus longues avec la fatigue et me voilà de retour.

Enfin...

          Au final, j'ai beaucoup apprécié ce week-end, mais je suis pas non plus pressé de repasser autant de temps avec les deux retardés congénitaux.

Par JD - Publié dans : jay.dee
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