Je réalise que j'ai dépassé la moitié de mon séjour ici, et je commence à avoir regardé pas mal de films. C'en est même devenu une sorte de rituel avant le coucher, je regarde un divx. Je me suis donc dit que, étant tous férus de mes avis cinématographiques, vous apprécieriez que je vous fasse profiter de mon sens exacerbé de l'esthétisme en vous donnant mes critiques de ces films, et ce avant que je n'oublie la moitié d'entre eux. De plus, vous pourrez remarquer l'immense qualité de la sélection que voici, par ordre alphabétique.
Amour Interdit (The Sleeping Dictionnary) : Tout d'abord, il faut dire que le titre est des plus niais. Certes il s'agit d'une histoire d'amour, mais je pense que "Amour Interdit" pourrait être le titre d'un quart des films d'Hollywood et des 2/3 de ceux de Bollywood. "The Sleeping Dictionnary" est plus parlant, il s'agit de l'histoire d'un jeune colon anglais, qui, arrivé à Bornéo, se voit attribué une "fille dictionnaire" chargée de lui enseigner la langue locale sur l'oreiller (d'où le titre anglais). Bien sûr, l'amour entre un colon et une "sauvage" est interdit (d'où le titre français). Je dirais que ce film a le mérite d'éviter d'être vraiment niais, même s'il reste assez prévisible, et finalement pas très recherché. J'avoue l'avoir regardé seulement pour la fameuse "fille dictionnaire", qui n'est autre que Jessica Alba, certes très belle, et plus que jamais ici, mais qui ne joue pas vraiment bien ici et est parfois un peu ridicule.
Attack Of The Killer Tomatoes! : Et là j'en entends d'ici tout un tas se dire : "J'en étais sûr ! Il ne peux pas nous parler de films sans nous bassiner encore avec ses tomates tueuses !". Et oui ! ça n'a pas raté. Mais attention ! Pas de confusion. Il s'agit là du premier volet de la série des tomates tueuses, qui en comporte tout de même 4. Cela faisait quelques temps que je voulais absolument voir celui-ci. Autant vous dire que ce n'est pas un grand film. Il est assez différent du Retour, plus vieux, pas plus sérieux, mais usant plus du comique de répétition, tout en donnant toujours dans l'absurde. C'est plutôt une parodie de film catastrophe. Au final, j'ai bien rit, mais je n'en garde pas non plus un souvenir aussi incroyable que l'autre.
Bad Taste : Le style est tout de suite très différent.
Je l'ai téléchargé après avoir lu le résumé suivant "Vomit eating aliens invade Earth seeking to turn humans into intergalactic fast food." sur mon site-bible du cinéma, Badmovies.org. L'histoire est simple, quatre gars vont s'occuper d'extra-terrestres mangeurs d'hommes qui ont décimé un village. Comme Brain Dead, c'est un film de Peter Jackson, qui ne se prend pas au sérieux, poussant le gore dans ses retranchements les plus extrêmes où il vous fait rire d'une haleine gastrique. En d'autre mots, on est répugné à en vomir, et pourtant on se marre. Encore plus barré que l'autre cité, Bad Taste souffre cependant d'un peu de longueurs. A même des airs de premier film (après vérification c'est le premier dont il s'est entièrement occupé, et son deuxième film en tant que réalisateur)
Basic Instinct : Voyant partout la sortie en dvd de l'épisode 2, je me suis dit que pour une fois il fallait que je comble mon ignorance en matière de classiques. Je ne sais si c'est le côté provocateur qui a fait parler de lui, ou s'il a vraiment été apprécié de tous, mais je reste partagé sur ce film. Tout d'abord, je n'aime vraiment pas Michael Douglas et son air toujours figé. Par contre, Sharon Stone joue bien les séductrices manipulatrices.A part cela, l'intrigue est certes bien ficelée, mais parfois un peu tordue, et on finit par s'y perdre. Mais je conçois que ce sois le principe même du film. Par contre l'action est parfois un peu bancale, on n'y crois pas tellement parfois, et la filature où le flic reste à 2m derrière la fille, et double 45 voitures sur une petite route de montagne en risquant 6 accidents sans être grillé, ça a le don de m'agasser. Il y a aussi les scènes de cul, qui, même si elles font clairement partie intégrante de l'ambiance donnée au film, finissent par lasser et paraître déplacées. On économiserait du temps sur les 2h de film en en ayant moins.
Basic Instinct 2 : Compte tenu de sa sortie très récente et de l'importante pub faite autours, il m'était difficile de ne pas penser à télécharger le 2 en même temps que le 1. Il fallait bien satisfaire cette curiosité, mais je me suis quand même fais un peu chier par moments, même si je dois avouer que le film se trouve au niveau de qualité le plus haut par rapport à ce à quoi je m'attendais, c'est à dire que c'est un film pas mal, sans plus. Comme beaucoup de suites, celle-ci rappelle le premier film au début et finalement crée la "surprise" sur toute la fin. Mais là encore, on cherche trop à vous embrouiller. Et de manière encore plus flagrante que dans le premier, un certain nombre de retournements deviennent prévisibles au fur et à mesure que l'on avance dans le film. Enfin, la note finale revient à Sharon Stone : je passe sur la doubleuse canadienne, particulièrement énervante, et dirait juste que la chirurgie esthétique fait des merveilles à cet âge, mais seulement de loin, car elle y a gagné un air plus figé qui du coup lui a fait perdre beaucoup du grand charme qu'elle pouvait avoir dans le premier.
Destination Finale 3 : Petit souvenir de prépa, où j'avais découvert cette série de films avec Destination Finale 2. La formule reste toujours la même, des gens échappent à la mort, et se font poursuivre par elle et meurent de façon toujours plus sophistiquée. La mécanique est huilée et rodée et fonctionne parfaitement. La teneur de la catastrophe initiale est moins grandiose que précédemment, mais ils tentent de se rattraper en augmentant l'hémoglobine et la chaire hachée. Encore une fois, la fin est surprenante. Un divertissement comme je les aime.
Johnny English : Imaginez Mr Bean en agent secret anglais, et vous avez ce film. C'est assez drôle. Le scénario reprend la formule habituelle des James Bond , avec le méchant excentrique et la gentille sexy. Seul le héros change puisqu'il est gaffeur, et pas vraiment le meilleur des agents de sa Majesté. Heureusement Rowan Atkinson évite de tomber dans la réplique de Mr Bean, bien qu'il use toujours de son physique et de ses comportements comiques pour nous faire rire. Mais cependant, la mention spéciale revient à John Malkovitch, qui imite à merveille l'accent français dans son rôle du méchant. Une grande prouesse anglophonique (ça ne veut rien dire mais bon...)
La 25° Heure : Attention on retombe dans le sérieux. Et dire que certains pensaient que je ne leur parlerais que de films pourris... Ce film reprend le thème relativement classique du malfrat qui se retrouve condamné à la prison, mais s'arrête là où les autres commencent quasiment, c'est-à-dire au jour de son incarcération. Et je dois dire que j'ai apprécié cette idée, d'autant qu'ici on n'a pas affaire à une personnage très particulier, juste un dealer qui a voulu gagner un peu trop d'argent et n'a pas su s'arrêter au bon moment. Pour moi, ce film a été bon sur toute la ligne : Edward Norton joue très bien, pas de surproduction, une pointe d'originalité avec pourtant une histoire qui pourrait être vraie, et l'image est belle et soignée.
La Guerre Des Mondes : Je me suis laissé tenter par cette grosse production américaine. Je dois avouer que si c'est loin d'être un film c
atastrophe hollywoodien classique, j'ai gardé un certain de goût de déception à la fin. Tout d'abord,
Tom Cruise a tendance à être agançant, son jeu n'est pas vraiment convaincant. Ensuite la fin est décevante, et son explication tombe comme un cheveu sur la soupe. Et puis il finit pas trainer en longueur avec ses presque 2 heures. C'est dommage parce que, bien que bourré de grosses scènes d'effets spéciaux, il est assez beau visuellement, et presque original (si l'on oublie le fait qu'il y avait déjà un film de La Guerre Des Mondes dans les années 50). Il faut aussi je pense le regarder en ayant bien à l'esprit les évennements du 11 septembre, parce que le parallèle est tout sauf évident, mais quand on y repense les similitudes sont nombreuses. Il faudrait juste qu'elles soient un minimum explicite au moins une fois pour qu'on y pense.
Master And Commander : De l'Autre Côté Du Monde : l'histoire de l'équipage d'un bâteau de guerre anglais traversant les océans pendant les guerres napoléoniennes à la poursuite d'une frégate française. Peut-être que mes loisirs marins me font aimer ce film plus facilement, mais en tout cas j'ai beacoup aimé son côté réaliste, où les gentils ne sont pas plus intelligents que les méchants, et retaçant bien la vie de ces marins. A la fois émouvant, prenant et beau, sans être le chef d'oeuvre de la décennie il n'y a rien à redire.
Nothing : Après plusieurs films américains, un anglais, et un néo-zélandais, en voici un canadien. Assez bizarre, assez drôle, c'est une expérience. L'histoire de 2 gars paumés, qui finisssent par faire diparaître le reste du monde juste par leur pensée. Ne restent plus q
u'eux, leur maison, et une immensité blanche. Vraiment étrange, c'est plutôt original. Le seul vrai défaut est d'être un peu long, et encore.
Ready To Rumble : Beaucoup plus proche de ma définition, certes assez large, du film pourri, c'est-à-dire drôle, un peu grotesque, indigne d'une quelconque récompense artistique, mais surtout drôle. Celui-ci est l'histoire d'une star déchue du catch que ses deux plus grands fans veulent remettre au sommet. C'est donc drôle, un peu grotesque, pas trop long, et pas caricatural.
Superstar : Voilà un vrai film pourri. Je suis tombé dessus par hasard à la télé. L'histoire d'une fille moche, dont le rêve est de devenir actrice à Hollywood pour pouvoir être embrassée comme dans les films. Au programme situations ridicules, filles hystériques et course à la séduction. Plutôt drôle, ça n'est pas le film pourri de l'année, mais un très bon moment.
The Grudge : Nous voici maintenant dans les films d'épouvante japonais. Très similaire au Cercle, il met en scène une jeune américaine, jouée par Sarah Michelle Gellar, qui se retrouve au milieu d'une sombre histoire d'esprit torturé hantant une maison et tuant tous ceux qu'elle y croise. Bien que beacoup des instants effrayants soient prévisibles un ou deux minutes avant, j'ai du regardé ce film avec de
la lumière. Au final, c'est la même formule que Le Cercle, et ça fonctionne pas mal.
The Producers : Attention ! profusion des styles. Nous voici maintenant avec une comédie musicale. Remake music hall d'un film de 1968, c'est l'histoire d'un producteur verreux qui se finance en jouant les gigolos et de son agent comptable, qui décident de monter la comédie musicale la plus mauvaise que Broadway ait connu afin de gagner de l'argent sur son échec. Si vous vous sentez de regarder des gens chanter et danser dans la plus pure tradition de la comédie musicale des années 50 avec seulement en plus un côté très gaulois, et que vous voulez voir Will Ferrell jouer les anciens nazis dresseur de pigeon, alors vous pouvez y aller, comme moi vous devriez aimer.
Winter Passing : Pour finir, encore un film sérieux. Décidément, les habitudes se perdent. Mais pour le coup ce le vaut (le coup). Il s'agit cette fois d'une jeune fille qui a coupé les ponts avec sa famille et décide de revenir peu après la mort de sa mère pour trouver les lettres d'amour de ses parents, tous deux écrivains connus, et gagner de l'argent en les vendant à une maison d'édition. Elle découvre son père vieilli par l'alcoolisme, vivant dans son garage, et aidé par une de ses anciennes étudiantes et un ancien guitariste de rock chrétien plutôt paumé. C'est une belle histoire de famille, avec des acteurs convaincants, y compris Will Ferrell (encore lui) dans le seul rôle sérieux que je lui connait pour l'instant. Comme un certain nombre de films dans ce genre, l'action est lente, d'autant que cela se passe pendant l'hiver dans la campagne du nord-est américain. Pas d'effets spéciaux, de baston, de blagues
ou de grande romance. Juste une histoire. Et pourtant j'ai beaucoup aimé.